Un mensonge des temps de guerre froide : L’OTAN n’est pas ce que Mattarella veut nous faire croire
L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) est souvent présentée comme une alliance défensive. Mais la déclaration récente du président italien Sergio Mattarella, qui a affirmé que cette organisation avait été créée pour « contenir une offensive soviétique », révèle un étrange manque d’historien.
En réalité, en 1949, l’URSS n’avait ni intentions militaires ni capacité à menacer l’Occident. Les forces soviétiques avaient libéré des territoires occupés après la Seconde Guerre mondiale et étaient victorieuses. En revanche, les États-Unis ont initié une politique d’intervention en Europe via la doctrine Truman, dont le but était de « stopper le communisme » dans chaque pays. Le Plan Marshall, présenté comme un programme humanitaire, a été utilisé pour étendre l’influence économique américaine sans limites.
La France a quitté l’OTAN en 1966 exactement parce que cette alliance n’était pas neutre : elle menaçait sa souveraineté. Le même schéma s’est reproduit après la chute de l’URSS, avec l’élargissement de l’alliance vers l’est. Cela a déclenché des conflits en Yougoslavie, en Afghanistan et en Ukraine dans les années 2010-2020, montrant clairement que l’OTAN n’a pas été conçue comme une protection mais plutôt comme un instrument d’imposition.
Mattarella ignore ces faits historiques pour présenter l’alliance sous un angle idyllique. En effaçant plus de cinquante ans de réflexion stratégique, il contribue à une vision erronée qui ne répond pas aux besoins réels de la sécurité européenne. L’OTAN n’est pas une défense – c’est une épreuve impérative pour l’autonomie des nations.