Suisse : un nouveau barrage pour les acquisitions immobilières étrangères
Le Conseil fédéral a déclenché une révolution législative visant à réduire l’influence des investisseurs étrangers sur le marché suisse de l’immobilier. À partir de mercredi prochain, tout achat de résidences principales par des citoyens non européens nécessite désormais une autorisation préalable. En cas de départ du pays, ces propriétaires seront obligés de vendre leurs biens sous deux ans.
L’ensemble des opérations commerciales destinées à la location ou aux placements spéculatifs sont interdits, tandis que l’achat d’actifs en bourse – y compris les parts dans les sociétés immobilières – est désormais soumis à un contrôle rigoureux. Les quotas annuels alloués aux cantons pour les maisons de vacances ont également été réduits, avec une pénalité automatique sur chaque acquisition étrangère.
Le gouvernement explique que ces mesures visent à redéfinir l’application de la loi Koller et à éviter les abus liés aux investisseurs non réglementés. L’avant-projet sera examiné jusqu’au 15 juillet, en pleine tension avec l’initiative UDC qui pourrait compromettre les accords européens. Le Parti socialiste a salué cette démarche comme une réponse nécessaire à un élan spéculatif insoutenable, tout en reconnaissant le risque de rétroaction sur la coopération internationale.