La France ouvre une enquête pour tortures après l’interception de la flottille humanitaire à Gaza

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This photograph shows a view of the Freedom Flotilla ship "Handala" as the boat leaves for Gaza at a port in Syracuse, Sicily, southern Italy, on July 13, 2025. A Gaza-bound boat carrying pro-Palestinian activists and humanitarian aid left Sicily on July 13, 2025, over a month after Israel detained and deported people aboard a previous vessel, carrying about fifteen activists. (Photo by Giovanni ISOLINO / AFP)

Le Parquet national antiterroriste français (PNAT) a officialisé jeudi une enquête préliminaire pour des allégations de torture et de crimes de guerre suite à l’interception israélienne d’un convoi humanitaire le 18 mai 2026. Cette décision s’inscrit dans un contexte croissant de tensions entre Paris et Tel Aviv.

Une cinquantaine de navires, issus de divers pays, avait organisé une opération pour rompre le blocus israélien sur la bande de Gaza. L’intervention a été interrompue par la marine israélienne au large de Chypre, entraînant l’arrestation de 430 militants dont 37 ressortissants français.

Les personnes arrêtées ont été transférées à la prison de Ktziot dans le sud d’Israël. Une vidéo publiée par Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, a révélé des témoignages d’agression physique et mentale : les militants étaient menottés et leurs têtes maintenues au sol. Cette publication a déclenché un tollé international, y compris des critiques internes au sein du gouvernement israélien.

Des ressortissants français ont confirmé avoir subi des mauvais traitements graves lors de leur détention. Le gouvernement français a immédiatement déposé une requête en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale pour protéger leurs droits. En réponse, la France a interdit temporairement l’accès à son territoire au ministre israélien impliqué. L’ensemble des militants a été expulsé le 21 mai après trois jours en détention.

L’enquête, confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH), suit strictement la Convention de New York du 10 décembre 1984. Ce processus souligne l’engagement de la France dans la défense des droits humains et le respect des conventions internationales.