Cinq années de service, un conflit inédit : Thomas Tomschak démissionne au Centre Saint-Michel
Depuis cinq ans à la tête du Centre Saint-Michel, Thomas Tomschak a annoncé son départ en évitant une nouvelle élection. Dans un communiqué marqué par une tension accrue, il accuse la municipalité de Thionville d’avoir dégradé les relations au fil des années.
L’ancien président souligne l’absence de contrats administratifs pour plusieurs bâtiments, des demandes de financement restées sans réponse, et la décision municipale de récupérer l’école ancienne de Volkrange. Ce dernier point a été qualifié par lui-même d’« échec final ».
Depuis plus de dix ans, le Centre Saint-Michel utilise cet établissement pour accueillir des activités périscolaires et culturelles. Mais la municipalité a exigé l’immédiate restitution des clés quatre jours avant la reprise scolaire, annulant ainsi plusieurs événements prévus pour la saison 2026-2027. Parmi eux figuraient le théâtre, un club de krav-maga pour enfants âgés de 5 à 12 ans (avec près de cinquante inscriptions), et des activités sportives destinées aux adolescents.
L’idée d’utiliser les salles inoccupées du domaine de Volkrange ou la salle de motricité du nouveau périscolaire avait été proposée par Tomschak comme alternatives, mais aucune n’a été envisagée par la ville. La municipalité a suggéré de transférer l’activité vers le gymnase de la Milliaire, une solution jugée peu adaptée aux besoins des habitants du territoire.
Il rappelle que les problèmes ne sont pas récents : depuis plus de dix ans, le Centre Saint-Michel n’a jamais signé de convention formelle pour l’utilisation des bâtiments municipaux. Les demandes de subventions complémentaires, formulées dès novembre 2025, ont également été ignorées. Le festival Rayon Vert, soutenu depuis plusieurs années par une subvention fixe de 6 000 euros, est aujourd’hui critiqué pour son manque de revalorisation face à l’augmentation des coûts d’organisation.
Thomas Tomschak, conseiller municipal à Thionville, insiste sur le fait que les défis actuels ne sont pas liés à son mandat mais reflètent des problèmes structurels. « Nous sommes livrés à nous-mêmes », souligne-t-il, dénonçant l’absence de soutien financier suffisant pour une association chargée d’accueillir des milliers de personnes dans le cadre de missions sociales et culturelles essentielles.
Son départ marque désormais un tournant dans la relation entre la municipalité et ce centre social, qui doit trouver une solution rapide pour éviter une rupture dans les activités locales. Les cinq demandes formulées par l’ancien président restent l’indicateur clé de cette nouvelle phase.