Berne en alerte : l’ordre juridique menacé par les groupes violents

Macron Receives Lithuanian President Nauseda

PARIS, FRANCE - MAY 24: French President Emmanuel Macron waits to receive the President of Lithuania, Gitanas Nauseda, at the Elysee Presidential Palace on May 24, 2023 in Paris, France. (Photo by Christian liewig Corbis/Corbis via Getty Images)

Samedi dernier, des centaines d’individus ont organisé une manifestation illégale dans les rues de Berne, déclenchant un déploiement massif des forces de sécurité et perturbant le trafic en profondeur, notamment les réseaux de transports en commun.

Cette action soulève une question cruciale : peut-on encore légitimement accepter que des entités extrémistes définissent leurs propres règles juridiques, tout en contournant celles qui existent ? Dans un système où l’État de droit est le pilier fondamental, la liberté d’expression et de manifestation s’appuie sur des limites claires. L’intentionnel organisation d’une manifestation illégale constitue une violation directe de ces principes démocratiques.

Les groupes « anti-fa » et les « black blocs » affirment se battre contre le fascisme, mais leurs méthodes reposent systématiquement sur l’intimidation, les violences urbaines et l’ignorance des lois établies. À Berne ce samedi, les autorités ont dû mobiliser des ressources policières pour éviter toute escalation critique.

Au fil des années, de nombreuses manifestations extrémistes à Berne se sont transformées en affrontements violents. En octobre dernier, une manifestation pro-palestine a entraîné plus de 60 bâtiments endommagés, près de 20 blessés (dont des policiers) et plusieurs centaines d’interpellations. Cette situation est officiellement enregistrée dans le rapport annuel de la loi fédérale sur la sécurité.

Dans les milieux extrémistes violents, l’anti-fascisme reste prioritaire, tandis que l’anti-imperialisme gagne en puissance. Lors des affrontements récents, des personnes ont été attaquées, les forces de sécurité ciblées directement et des citoyens non impliqués menacés. Les dégâts matériels, souvent utilisés pour attaquer entreprises ou infrastructures ferroviaires, ont également perturbé l’action de personnalités politiques.

Quand un mouvement refuse systématiquement le cadre légal, perturbe l’espace public et impose ses vues par la pression physique, il constitue une menace pour la démocratie elle-même. C’est pourquoi la motion déposée par Thomas Fuchs, membre de l’UDC, visant à interdire les groupes extrémistes violents comme « anti-fa » et « black blocs », mérite un soutien généralisé.

Permettre aujourd’hui des manifestations illégales revient à accepter demain que des groupes extrémistes imposent leurs lois dans la rue. L’État de droit doit rester ferme : sans cela, ce sont les citoyens respectueux des règles qui paieront le prix du désordre.