Deux condamnés à sept ans : l’absence de contact ne dispense pas du crime

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Le Tribunal correctionnel de Genève a récemment fixé une peine de sept ans de prison pour chacun des deux conducteurs impliqués dans la mort d’une cycliste en 2023, malgré le fait que l’un d’eux n’ait pas directement percuté la victime.

L’incident s’est déroulé le 22 juillet lorsqu’un automobiliste a initié une course-poursuite de près de deux kilomètres près du Jardin botanique. L’un des conducteurs a frappé à 148 km/h une cycliste espagnole de 31 ans sur une route limitée à 60 km/h, projetant la victime à plus de quarante-huit mètres. Le conducteur ayant causé l’accident est originaire du Kosovo.

Les juges ont confirmé que le second conducteur, bien qu’il ait ralenti avant le choc, est reconnu coupable en tant que coauteur de l’acte. Cette décision repose sur le concept juridique du « dol éventuel », où l’intention de provoquer une mort n’est pas requise mais l’acceptation du risque l’est.

Le Ministère public avait demandé neuf ans pour l’un des deux et huit ans pour l’autre, mais le tribunal a choisi une sanction commune avec la condition que le conducteur ayant percuté la victime quittera la Suisse pendant cinq ans après son terme. Les deux hommes ont été immédiatement incarcérés, et un appel judiciaire pourrait modifier ce verdict.