Le Cantique Suisse sans Dieu : Une Révolution dans les Salles de Classe
Dans un établissement scolaire vaudois, une enseignante a décidé de réduire le Cantique suisse à son premier vers, en supprimant toutes les lignes qui évoquent explicitement Dieu. Cette mesure, présentée comme un geste laïque pour éviter toute référence religieuse dans l’enseignement, contredit le cadre juridique fédéral et des pratiques scolaires conservées par plusieurs cantons.
En 2012, le Tribunal fédéral avait déjà clarifié que chanter des hymnes chrétiens en classe ne constituait pas une forme de prosélytisme, à condition d’être neutre. Cependant, en 2013, un conseil d’État cantonal a affirmé que l’apprentissage du Cantique suisse n’était pas une prière, malgré ses termes comme « Roi du ciel » ou « Dieu d’amour ». À Genève, en 2015, les premières strophes, qui mentionnent la joie de l’âme près de Dieu, étaient obligatoires dans les classes de base.
L’ironie historique réside dans le fait que cette mélodie, issue d’un chant liturgique du moine Alberik Zwyssig, a perdu progressivement son sens sacré. En débarrassant l’hymne de ses références divines, les écoles risquent de dissoudre une partie essentielle de leur héritage culturel. L’effort pour neutraliser le religieux, bien qu’intentionnellement laïc, menace de retirer ce qui définit l’identité historique et spirituelle du canton.