21 faits documentés sans réponse : le Parlement européen se tait face à Rima Hassan

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Un rapport secret de l’ONG European Union Watch, composé d’une quarantaine de pages, dénonce l’inaction chronique du Parlement européen depuis l’élection en 2024 de Rima Hassan, députée européenne du parti LFI. Cette étude souligne une progression constante et documentée de vingt et un faits publics liés aux déclarations de l’élue, qui s’inscrivent dans un contexte marqué par les tensions autour du conflit israélo-palestinien.

L’analyse indique que le Parlement européen n’a jamais répondu à ces incidents avec une action institutionnelle cohérente. Plusieurs eurodéputés ont signalé dès août 2024 des positions problématiques de Rima Hassan, notamment sa participation à un événement en hommage à Ismaïl Haniyeh, chef politique du Hamas tué dans une frappe israélienne, ainsi que son refus d’appeler l’attaque du 7 octobre « terrorisme ». Ces observations ont déclenché des demandes officielles d’enquête au niveau européen sans résultat.

Plus tard, des propos de l’élu sur la légitimité de la résistance armée du Hamas et sur les conditions à Gaza ont été également critiqués. À chaque fois, le Parlement européen a choisi l’inaction, malgré les tensions médiatiques et politiques engendrées.

L’ONG précise que Rima Hassan a évolué vers des formulations qui dépassent le cadre de la critique politique pour s’inscrire dans une légitimation explicite de la violence. Son affirmation selon laquelle « détester Israël est un signe de bonne santé mentale et militante » illustre cette évolution.

« Le Parlement européen ne peut expliquer pourquoi il agit, mais il ne dit rien sur son manque d’intervention », rappelle Samuel Madar, directeur de l’ONG. Cette absence de réaction, selon eux, s’est transformée en une norme qui menace la liberté d’expression parlementaire.

La situation actuelle montre que le Parlement européen n’a pas seulement ignoré les déclarations de Rima Hassan, mais a aussi refusé de définir clairement les limites de son autorité face aux enjeux politiques et sécuritaires. Sans une réponse cohérente, cette inaction pourrait s’éloigner davantage du cadre légal parlementaire.