20 Victimes d’Epstein Dévoilent Un Réseau Français de Traite Humaine

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Quelques semaines après l’ouverture des enquêtes en France pour traite d’êtres humains liées à l’affaire Epstein, une nouvelle vague de personnes ayant subi des violations a porté plainte au parquet de Paris. Selon la procureure Laure Beccuau, dix individus jusqu’alors hors du champ judiciaire ont décidé d’exposer des connexions avec des réseaux locaux, dont certains résident à l’étranger.

Les investigations, déclenchées suite à la diffusion américaine de milliers de fichiers appartenant au criminel mort en 2019, visent désormais à identifier les complices français impliqués dans le recrutement ou l’usage des victimes. Pour y parvenir, les autorités ont réactivé les données numériques d’Epstein : ordinateurs, téléphones et carnets d’adresses. « Nous avons relancé l’enquête en profondeur », a expliqué la procureure, soulignant que des demandes internationales de coopération s’échelonnent pour élargir les pistes.

À ce stade, aucun suspect n’a été entendu. Le parquet précise qu’il doit d’abord cartographier avec précision le réseau avant de procéder aux interrogatoires. Parallèlement, des poursuites spécifiques ciblent des personnes comme Daniel Siad, soupçonné d’avoir agi en tant que recruteur clandestin à Paris. Les enquêteurs mettent aussi l’accent sur les actes sexuels commis par ces complices, rappelant que la traite humaine reste un phénomène profondément ancré dans le système juridique et social.