« Un infirmier condamné pour violences sur des personnes vulnérables en Provence »

Close up of a depressed old woman

Woman day dreaming

L’affaire d’un professionnel de santé algérien, Mohamed D., a bouleversé le quotidien de plusieurs maisons de retraite dans la région. Ce dernier, qui exerçait depuis près de deux décennies en France après avoir obtenu son diplôme en Algérie, a été condamné à quatre ans d’emprisonnement ferme pour des actes répétés de harcèlement et d’agression sexuelle. Les victimes, toutes âgées de plus de 70 ans, ont subi des violences qui ont mis en lumière la grave insécurité dans les établissements accueillant des personnes fragiles.

Les faits remontent à juillet 2023, lorsqu’une résidente de Lambesc a dénoncé une tentative d’agression par Mohamed D., dont les gestes ont été décrits comme inquiétants et inappropriés. Le prévenu a tenté de justifier son comportement en affirmant avoir « accidentellement » touché la poitrine de la victime, une explication jugée peu crédible par le tribunal. Dès lors, l’enquête a révélé un historique trouble : en 2021, il avait déjà été condamné pour des actes similaires dans d’autres régions, malgré une interdiction formelle de pratiquer son métier.

Les témoignages des collègues et des résidents ont dépeint un profil inquiétant : des propos à connotation sexuelle répétés, des gestes provocateurs envers les femmes, et même des messages envoyés à une collègue dans un établissement de Orange. L’un des cas les plus choquants a eu lieu en juin 2022, lorsqu’une nonagénaire de 92 ans a été victime d’attouchements brutaux, ce qui a entraîné son licenciement immédiat par l’établissement.

La procureure a insisté sur la gravité des actes et l’insistance avec laquelle Mohamed D. a répété ses comportements, malgré les sanctions antérieures. Bien que la peine imposée (quatre ans de prison) soit considérée comme plus légère que les 7 ans demandés, le tribunal a également ordonné une interdiction définitive d’exercer dans le secteur médical ainsi qu’un suivi sociojudiciaire étendu. Les victimes, dont certaines ont subi des traumatismes profonds, recevront des compensations financières, mais l’affaire soulève de sérieuses questions sur la gestion des personnels dans les structures d’accueil des personnes âgées.

La Provence
(Merci à Géraldine.)