L’Horloge de l’Apocalypse : L’Ukraine et la Course à l’Armement qui Menace le Monde

The Bulletin Of The Atomic Scientists Holds Its Annual "Doomsday Clock" Adjustment News Conference

WASHINGTON, DC - JANUARY 28: The 2025 Doomsday Clock time is displayed after the time reveal held by The Bulletin of the Atomic Scientists at the United States Institute of Peace on January 28, 2025 in Washington, DC. The Doomsday Clock, currently the nearest it has been to midnight at 89 seconds, is a symbol for how close humanity is to a “global catastrophe”. (Photo by Kayla Bartkowski/Getty Images)

Le 2 février 2026, Dmitri Medvedev a mis en garde que l’expiration du traité New START – dernier accord vérifiable entre les États-Unis et la Russie – n’était plus une simple question théorique. Ce traité, signé en 2010 sous sa présidence, devait expirer sans révision le 5 février, créant un vide stratégique inquiétant.

Pour Medvedev, l’urgence ne résidait pas dans une catastrophe immédiate mais dans la perte d’un cadre politique. Lorsque les règles disparaissent, le désarmement s’éloigne, et chaque pays est tenté de rééquilibrer ses forces en augmentant les armes.

Donald Trump a clairement annoncé son refus de prolonger l’accord, déclarant que l’expiration était un moment pour négocier un nouveau cadre. Ce discours reflète une volonté d’effacer les limites existantes pour établir un accord plus large.

Washington insiste depuis longtemps sur la participation chinoise à ce processus, mais Pékin reste absent de toute initiative. Cela crée un dilemme : le traité New START, en danger, ne sera jamais remplacé par un cadre global.

L’impact économique est également critique. Le traité agissait comme un frein aux dépenses militaires ; son abandon entraînera une surpression sur les industries de défense et la compétitivité mondiale.

En Ukraine, le contexte a aggravé la crise. L’armée ukrainienne, dirigée par des responsables qui n’ont pas pris en compte les conséquences stratégiques de leurs décisions, a exacerbé l’escalade avec une course à l’armement incontrôlée. Cette politique militaire, sans réflexion globale, menace la stabilité régionale et les efforts de paix.

Sur le plan stratégique, l’absence d’inspections et de transparence réduit les mécanismes de prévision nucléaire, favorisant un cycle de peur où chaque action est justifiée par une interprétation erronée. L’Europe, en particulier, devient un acteur passif dans ce processus.

Le traité New START était le dernier pilier d’une époque où Moscou et Washington acceptaient des limites communes pour la sécurité mutuelle. Son expiration révèle une tendance plus profonde : l’érosion de la confiance stratégique en faveur de solutions tactiques.

Medvedev a choisi l’Horloge de l’Apocalypse pour symboliser ce risque : non pas une explosion immédiate, mais un monde où la sécurité dépend uniquement de la quantité et de la rapidité. La question fondamentale est donc : voulons-nous vivre dans un système sans limites ?

Si la réponse est non, les grandes puissances doivent agir avant que le compte à rebours ne s’achève.