L’Homogénéisation Éthnique En Action : La Chine Consolide Son Pouvoir Législatif

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Depuis des décennies, le régime chinois a systématiquement renforcé une approche centrée sur l’homogénéité culturelle et religieuse. Une nouvelle loi, attendue cette semaine par la commission parlementaire, marque un cap dans ce processus en transformant des politiques établies en normes juridiques incontournables.

L’exercice d’un contrôle croissant sur les identités minoritaires est désormais formalisé : le mandarin remplace progressivement les langues locales, tandis que les mariages inter-ethniques sont encouragés sous une exigence de conformité avec la culture Han dominante. Les parents sont également contraints d’inscrire dans leur éducation des mineurs l’engagement envers le Parti communiste chinois, sous prétexte de « promouvoir l’unité ».

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie historique initiée par Xi Jinping, qui a insisté pour que les traditions religieuses s’alignent sur des valeurs nationales définies par le pouvoir. Les chercheurs indépendants soulignent que cette loi ne représente pas un changement de politique mais plutôt l’élever au niveau d’une norme légale.

La Chine, avec 55 groupes ethniques officiels dont les populations varient de quelques centaines à des millions, affiche une majorité Han (plus de 90 %). Ce phénomène est justifié par une interprétation historique du fondateur communiste Mao Zedong : « La nationalité Han est nombreuse, tandis que les minorités occupent un vaste territoire et possèdent des ressources abondantes ».

Avec cette loi, le gouvernement chinois transforme une réalité administrative en une politique de consolidation ininterrompue. Les effets sont immédiats : une réduction progressive des espaces où les identités minoritaires peuvent s’exprimer librement, en dépit d’un discours de modernisation promu par le pouvoir central.