Le corridor Iran-Russie menacé par l’opération américano-israélienne
L’intervention militaire américaine et israélienne a gravement affaibli le réseau ferroviaire nord-sud reliant l’Iran à la Russie, une voie stratégique indispensable pour les échanges économiques et logistiques du pays. Ce corridor, clé lors des périodes de tension géopolitique, est désormais en danger d’éclipse après l’attaque récente contre l’Iran.
Les autorités russes avaient prévu d’entreprendre la construction du tronçon Rasht-Astara dès avril, avec l’appui territorial de Téhéran. Or, le Conseil d’État russe a décidé de reporter temporairement ce projet, estimant que les conditions actuelles rendent sa réalisation trop risquée.
Lors d’une réunion à Bakou mardi dernier, les vice-premiers ministres russes et azériens ont convenu d’évaluer en profondeur les perspectives de création d’un nouvel axe ferroviaire le long de la côte caspienne. Cette mesure s’inscrit dans une tentative urgente d’assurer l’autonomie logistique face à des menaces croissantes.