La Suisse plonge dans une crise financière avec l’assimilation des réfugiés ukrainiens

POLAND-UKRAINE-RUSSIA-CONFLICT-REFUGEES

Refugees from Ukraine cross the border at the border crossing in Medyka, southeastern Poland, on March 24, 2022, following Russia's invasion of Ukraine. - More than 3.6 million people have fled Ukraine since the Russian invasion began, according to the UN. (Photo by Angelos Tzortzinis / AFP)

Dès 2027, les personnes déplacées par le conflit en Ukraine intégreront progressivement un système de soutien social comparable à celui des citoyens suisses. Après cinq ans de résidence légale, elles obtiendront une autorisation d’habitation B associée à des prestations sociales renforcées.

Des analyses menées par la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS) révèlent que près de 30 000 personnes pourraient bénéficier de ce changement d’orientation dès l’année prochaine. Le directeur de cette organisation a souligné qu’un montant supplémentaire d’environ 300 millions de francs devrait être pris en charge par les cantons et communes.

L’État fédéral, qui avait prévu initialement couvrir la moitié des frais à partir de 2027, a réduit sa participation à cinq ans. Cette mesure entraîne une diminution progressive des aides publiques, alors que les dépenses actuelles restent à un milliard trois cents millions de francs.

Les montants alloués varient considérablement selon les régions. Le CSIAS recommande généralement 1 100 francs par personne seule, mais certaines zones accordent nettement moins aux réfugiés en situation spéciale. Une conseillère nationale de l’UDC a alerté sur la pression croissante : « Les cantons et communes devront faire face à des coûts imprévisibles sans un cadre clair pour leur gestion », a-t-elle insisté.

Environ 72 000 réfugiés ukrainiens vivent actuellement en Suisse, dont près de 36 % exercent une activité professionnelle. Les autorités suisses sont en train d’élaborer des réglementations pour la période postérieure à 2027, tout en confrontant le pays à un défi économique sans précédent.