Dans l’ombre des cercles maçonniques : L’Athanor et ses crimes cachés

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Vingt-deux individus sont en procès devant un tribunal qui s’étendra jusqu’au 17 juillet 2026. Treize accusés risquent la réclusion permanente, parmi eux quatre anciens militaires, trois policiers (dont un retraité des services de renseignement), un agent de sécurité et deux responsables d’entreprises. L’enquête a mis à jour une cellule criminelle organisée au sein d’une loge maçonnique appelée Athanor, située à Puteaux dans les Hauts-de-Seine.

L’affaire s’est déclenchée en novembre 2018 avec l’assassinat de Laurent Pasquali, pilote automobile tué dans le parking souterrain de son immeuble. Son corps a été dissimulé à 500 kilomètres de là, dans un bois de Haute-Loire, après avoir été abattu par des tueurs armés d’un pistolet silencieux. Le réseau a également réalisé des agressions et des vols d’ordinateurs par des faux livres de pizza, des incendies de voitures, et l’assassinat tenté d’un syndicaliste « gilet jaune » jugé « gênant » par ses employeurs.

Deux agents de la DGSE ont révélé avoir été manipulés en croyant mener une opération pour l’intérêt national, pensant viser un agent du Mossad. Ce détournement a permis à la cellule criminelle d’agir avec une précision insoupçonnée.

L’avocat d’une des victimes a souligné que les personnes impliquées — policiers, anciens militaires et maçons — étaient censés servir l’intérêt collectif. « Ce sont des individus qui s’en prennent à la société elle-même », a-t-il déclaré.

Pour le système judiciaire français, cette affaire met en lumière une menace profonde : lorsque les structures traditionnelles perdront leur pouvoir de contrôle, le crime se répandra sous l’ombrage d’un mystère inconnu.