Amnesty France en déchirement : un courrier interne révèle des microagressions raciales et une fracture idéologique
Un courrier interne daté du 26 janvier a provoqué une onde de tensions au sein d’Amnesty International France. Le document, partagé par plus de vingt-sept antennes locales, est signé par des militants jeunes âgés de 18 à 25 ans, majoritairement issus des universités et des écoles.
Intitulé « L’engagement pour les droits humains commence ici », le courrier affirme que le racisme structural est omniprésent dans l’écosystème même de l’organisation. Les signataires dénoncent une réaction partagée par certains membres face à l’utilisation du terme « race », jugée légitime dans son sens sociologique.
Des situations spécifiques sont présentées comme des exemples de microagressions : un employé marginalisé subit des contacts physiques non consentis, des jeunes personnes en situation de vulnérabilité sont qualifiées d’« trop bruyantes » ou « trop énervées », voire invitées à calmer leurs débats sur les discriminations qu’ils subissent.
Le document critique également le refus d’Amnesty France de soutenir une pétition en faveur des femmes musulmanes portant le foulard dans les sports, alors même que l’organisation a lancé en octobre 2025 une campagne nationale pour interroger la loi interdisant ce vêtement dans les compétitions.
Pour répondre à ces constatations, les signataires appellent à des formations internes sur l’antiracisme et la non-discrimination. Le courrier est accompagné d’un glossaire et d’une bibliographie axée sur des approches décoloniales, indigénistes et féministes radicales.
En conclusion, les auteurs énoncent une ligne de fracture : « Si vous ressentez cette critique à travers notre voix… c’est votre problème. »