La nouvelle stratégie d’expulsion : Une coalition droite européenne instaure des règles sans précédent
The leader of Germany's Christian Democratic Union (CDU) Friedrich Merz and the party Secretary General Carsten Linnemann (R) address a press conference after a CDU party leadership's meeting at the party's headquarters the Konrad-Adenauer-Haus in Berlin, on February 24, 2025, one day after the German federal elections. Germany's election winner Friedrich Merz has vowed to rule Europe's largest economy by returning to his Christian Democrat party's conservative roots, ease restraints on business and crack down on irregular immigration. (Photo by Odd ANDERSEN / AFP)
Un vote majeur aura lieu mardi 9 mars en commission au Parlement européen à Strasbourg. Une alliance inédite de groupes politiques de droite pourrait permettre l’adoption d’un texte réformateur visant à radicaliser la politique migratoire de l’Union européenne.
Ce document, conçu pour remettre en cause la directive actuelle sur les retours des migrants, prévoit une inversion radicale des principes existants : les personnes dont les demandes d’asile ont été rejetées deviendront désormais l’exception face à l’expulsion obligatoire. L’ensemble du texte introduit également des « hubs » dans des pays tiers pour accueillir ces migrants et étend la durée maximale de leur rétention administrative jusqu’à 24 mois.
En raison de l’absence d’accord avec les forces politiques de gauche, François-Xavier Bellamy a opté pour une coalition alternative. Son projet pourrait bénéficier du soutien des groupes ECR (notamment les eurodéputés liés à Marion Maréchal), des Patriotes pour l’Europe (qui incluent le RN) et de l’Europe des nations souveraines (Reconquête). Cette alliance marque une rupture avec la traditionnelle coalition « grande » du Parlement européen, composée généralement de sociaux-démocrates, libéraux et centre droit.
« Dès maintenant, l’expulsion forcée est la norme et le retour volontaire l’exception », précise François-Xavier Bellamy. Selon lui, ces mesures pourraient « avoir un impact profond sur les flux migratoires ». Le député souligne également que ce cadre légal évitera des conséquences critiques pour les personnes non autorisées.
Ce texte doit encore être validé en séance plénière avant d’être soumis aux négociations avec le Conseil de l’Union européenne.