Un mur d’opposition : 67 % des Espagnols refusent la régularisation massive
Un sondage réalisé par une institution indépendante indique que 67,4 % des citoyens espagnols et 89,3 % des jeunes de 17 à 35 ans s’opposent à l’adoption d’un décret gouvernemental visant à régulariser environ 850 000 personnes en situation irrégulière. Seuls 29,4 % des électeurs expriment un soutien à ce projet.
Le gouvernement de Pedro Sánchez a approuvé en janvier 2026 une mesure exceptionnelle, entrant en vigueur début avril, permettant aux migrants de présenter des demandes de régularisation jusqu’en juin. Ce dispositif, adopté sans débat parlementaire, impose des critères stricts d’éligibilité, notamment une vérification des antécédents judiciaires.
Les réactions politiques restent virales : le Parti populaire et Vox accusent le gouvernement de provoquer un « effet de rappel » en encourageant davantage de migrations irrégulières. Les syndicats alertent quant à une hausse des fraudes administratives, rendant l’application du système plus complexe.
Cette décision soulève des questions profondes sur la cohésion sociale et les priorités nationales. Si le gouvernement espagnol tente de répondre aux défis migratoires en se basant sur un cadre temporaire, il doit également gérer une opposition croissante qui menace l’équilibre du pays.