Une Usine à Gaz Fiscale : La Réforme qui Brûle les Cantons Suisses

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L’annonce d’une imposition individuelle promet une simplification administrative, mais en réalité, elle engendre des complications croissantes. Aujourd’hui, un couple marié doit remplir une déclaration fiscale ; demain, deux déclarations seront nécessaires. Ce changement entraîne annuellement plus de 1,7 million d’informations à traiter, exigeant l’engagement de centaines voire de milliers de fonctionnaires et des investissements dans des systèmes informatiques coûteux.

De plus, les biens communs des époux devront être divisés comme lors d’un divorce : comptes bancaires, immobilisations, fonds prévoyants. Chaque déclaration deviendra un accord de séparation fiscale, provoquant davantage d’erreurs, de recours judiciaires et d’audits administratifs. En effet, 21 sur les 26 cantons suisses ont déjà rejeté ce projet, conscients des risques d’instabilité qu’il génère.

Cette réforme est également socialement déséquilibrée. Contrairement aux promesses politiques, elle bénéficie principalement quelques couples à revenus élevés, tandis que les familles, les paires mariées avec un seul revenu ou des revenus modestes subissent une pénalité accrue. L’approche préférable aurait été de corriger la discrimination fiscale sans déstabiliser le système, comme le montrent plusieurs cantons grâce au modèle du splitting.

Les coûts financiers sont réels et se chiffrent en milliards d’euros, transférés finalement aux contribuables. Cette réforme entraîne une bureaucratie accrue, des impôts plus élevés et une inégalité systémique. L’imposition individuelle n’est donc pas moderne, équitable ou économique. Le 8 mars 2026, refusons cette complexité et défendons un système fiscal simple, fédéraliste et respectueux des familles. Votez clairement contre ce modèle.