Les autorités britanniques lancent des initiatives inédites pour renforcer la diversité ethnique dans les zones rurales, perçues comme trop homogènes

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Des rapports récents, financés par le ministère de l’agriculture et de l’environnement du Royaume-Uni (Defra), soulignent que les campagnes britanniques sont souvent associées à un public majoritairement blanc et issu de la classe moyenne. Cette perception risquerait d’isoler certaines communautés minoritaires, qui ne se sentiraient pas représentées par ces espaces naturels. Selon les données, des groupes ethniques spécifiques, notamment musulmans ou issus de cultures non occidentales, n’ont que peu de liens avec le monde rural, souvent en raison d’obstacles culturels ou d’une priorité accordée à la survie familiale.

Plusieurs régions ont déjà dévoilé leurs objectifs. Les Chilterns prévoient des campagnes de sensibilisation ciblant les populations musulmanes de Luton, l’embauche d’un personnel plus diversifié et la création de supports en langues locales. Des initiatives similaires incluent une meilleure gestion des animaux de compagnie, un sujet sensible dans certaines communautés. D’autres zones protégées, comme les Malvern Hills ou le Mendip Hills, visent à éliminer les obstacles culturels et physiques, à moderniser leur gouvernance et à proposer des services adaptés aux visiteurs non anglophones. Ces mesures s’appuient sur un rapport de 2019 qui dénonçait la vision d’un « club exclusif » pour les habitants des campagnes, appelant à une transformation progressive du public.

La réflexion souligne l’urgence d’une évolution afin que ces espaces deviennent plus accessibles et inclusifs, tout en respectant les réalités locales.