L’Al-Hol désert : trois semaines après sa libération, des milliers de familles jihadistes étrangères fuient

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Depuis trois semaines que les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont quitté le camp d’al-Hol au nord-est du pays, l’emplacement est devenu un véritable désert. Selon des sources humanitaires et des témoins sur place, la majorité des femmes et enfants étrangers liés à l’État islamique (EI) ont disparu dans les jours suivant le retrait des FDS, qui s’est effectué le 20 janvier sous pression des troupes syriennes.

L’Annexe, une zone sécurisée abritant initialement près de 6 300 personnes, est désormais quasi vide. Une association anonyme déclare que « moins de vingt familles restent dans l’annexe aujourd’hui ». D’autres organisations soulignent que les infrastructures humaines ont été endommagées et pillées, rendant toute activité humanitaire difficile.

Des témoins rapportent des hommes armés évacuant des femmes voilées en voiture après la prise de contrôle par les forces gouvernementales. Le ministère syrien des Affaires étrangères indique qu’un recensement est en cours mais accuse les FDS d’avoir abandonné le camp sans procédure claire pour transférer les familles, certaines ayant choisi de rejoindre d’autres zones du camp ou être transférées clandestinement vers Idlib et d’autres provinces.

En outre, les États-Unis ont déjà transféré plus de 4 500 personnes vers l’Irak sur un objectif final de 7 000 afin d’éviter des évasions et le renforcement de l’EI dans la région. Le camp de Roj, bien que moins important, reste sous contrôle kurde.