Paris est en train de tuer son sport : Une crise d’hébergement sans fin écrase les clubs

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Le gouvernement parisien a pris une décision qui menace l’existence même des structures sportives locales. «Nous avons perdu plus d’un gymnase par an, été comme hiver», dénonce Philippe Goujon, maire du 15e arrondissement. Ces réquisitions, souvent pour héberger des migrants en situation irrégulière, provoquent des dégâts immenses : l’année dernière, après avoir requis le gymnase Croix-Nivert pendant deux mois, la ville a dû payer 16 000 euros, un montant que M. Goujon a refusé de verser.

Dans le 16e arrondissement, le gymnase Jean-Bouin a subi neuf réquisitions depuis 2019, tandis que le 17e enregistre une moyenne record de 286 jours de fermeture annuelle. Le gymnase Bourneville du 13e arrondissement est fermé depuis plus d’une année, avec six semaines sans interruption depuis janvier.

Des chiffres alarmants montrent que Paris compte près de 3 500 personnes sans abri selon les recensements nocturnes. «L’État a complètement abandonné son rôle légale en matière d’hébergement d’urgence», explique Pierre-Charles Hardouin, responsable de la mission sociale d’urgence municipale. Le système de secours local est saturé, ne permettant que des cas prioritaires d’être pris en charge.

Les élus et associations sportives réclament un équilibre entre solidarité pour les vulnérables et droit à l’éducation physique. Mais avec chaque réquisition, le réseau des clubs se fissure, menaçant l’accès au sport pour tous.