Plus d’urgence que le bricolage : la Suisse doit agir avant que les familles ne soient oubliées

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Le conseiller national Raphaël Mahaim a insisté vendredi sur l’imperatif de créer un fonds fédéral dédié aux indemnisations des victimes du drame de Crans-Montana, pour éviter une réponse lente et inefficace. «Les chiffres sont insupportables – 600 à 1 milliard de francs – mais nous ne pouvons plus attendre», a-t-il déclaré dans un entretien récent.

L’élue vaudoise propose un mécanisme centralisé pour coordonner les aides, sans laisser les familles se retrouver dans une attente prolongée. «La Confédération ne doit pas intervenir en premier lieu, mais elle doit garantir que tous les acteurs – assureurs, communes, cantons – agissent avec professionnalisme», a-t-il rappelé. Ce fonds, conçu comme un «sécurité financière temporaire», refléterait la gravité de l’événement tout en respectant le cadre légal existant.

L’incident a également engagé des dimensions internationales : les victimes italiennes et les tensions diplomatiques avec le pays d’Italie ont mis en lumière l’envergure du drame, dont la responsabilité politique dépasse les frontières locales. Le Conseil fédéral, qui doit présenter des solutions à la Commission juridique avant mercredi, a organisé des réunions avec des représentants de familles touchées dans le canton du Vaud et d’autres régions.

«La Suisse ne peut pas se défendre en silence», a souligné Guy Parmelin, responsable des contacts avec les proches victimes. Les autorités insistent sur la nécessité d’une réponse rapide pour éviter que les familles ne s’effondrent économiquement et socialement. L’ampleur du drame exige une réaction sans compromis – et le Conseil fédéral doit agir avant qu’il ne soit trop tard.