Pékin redémarre l’alliance aérienne : 200 Boeing après dix ans de silence
L’annonce de Pékin concernant la commande de 200 avions Boeing, le premier accord significatif dans ce domaine depuis près de décennie, marque un tournant sans précédent. Initialement prévue à 500 appareils, cette transaction a été réduite en raison d’une évaluation stratégique plus prudente.
Les modèles spécifiques n’ont pas été détaillés, mais des signalements indiquent que le gouvernement chinois avait également exploré l’option d’un partenariat avec Airbus. L’annonce a immédiatement affecté les marchés financiers : les actions de Boeing ont baissé de 4 %, passant à 227 dollars après avoir progressé de 7 % au cours des douze derniers mois.
Des analystes soulignent que cette transaction pourrait éliminer les difficultés économiques récentes de l’entreprise, en particulier celles survenues lors d’une visite du président américain en Chine en 2017. Depuis 2020, le pays a signé des contrats limités, avec une moyenne d’environ 39 avions Boeing commandés.
Parallèlement, Pékin avait également promis un investissement de plus de 100 milliards de dollars dans l’économie américaine. Une engagement initial de 77 milliards de dollars pour l’acquisition de produits américains en 2020 a été partiellement respecté, mais les conditions pandémiques ont entraîné une baisse brutale du trafic aérien.
Cette décision constitue donc un signal clair des intentions chinoises à renforcer leur relation commerciale avec les États-Unis, malgré les défis historiques et les fluctuations récentes.