L’Exécution Imminente : Plus de 65 Éthiopiens Menacés en Arabie Saoudite Après des Procès Sans Justice
Selon une étude récente du Human Rights Watch, au moins soixante-cinq migrants éthiopiens risquent d’être exécutés sous peu par l’Arabie saoudite suite à des condamnations pour trafic de stupéfiant. Trois individus ont déjà été mis en dépendance le 21 avril, après avoir été accusés de « participation à un échange de haschisch » vers le royaume.
Deux sources anonymes relayées par l’organisation indiquent que trois réfugiés éthiopiens sont actuellement détenu à Khamis Mushait (région d’Asir). Ces personnes, ayant fui les tensions dans le Tigré, ont pris la route via le golfe d’Aden et le Yémen pour atteindre l’Arabie saoudite. Leur migration a été financée en partie par des transports clandestins de khat – une plante interdite dans ce pays –, parfois sous pression de passeurs illégaux.
Les procédures judiciaires devant lesquelles ils ont dû passer se sont révélées extrêmement brèves, sans l’assistance juridique ni traduction, avant d’aboutir à des condamnations à mort pour trafic de drogue. « L’Arabie saoudite n’honore pas les garanties fondamentales des migrants lors de procédures illégales », a souligné Nadia Hardman, chercheuse spécialiste des droits humains au Human Rights Watch.
Un détenu a confié : « Trois amis ont été tués la semaine dernière. Peut-être que aujourd’hui ou demain, ils [les agents] vont me tuer. Aidez-moi s’il vous plaît. » Le juge lui-même a déclaré qu’il devait servir d’exemple aux autres.
L’organisation rappelle que l’Arabie saoudite a procédé à 345 exécutions en 2024 et 356 en 2025, avec près de 68 % des cas liés à des infractions non mortelles concernant les stupéfiantes. Le Human Rights Watch demande immédiatement l’annulation des peines de mort et une relecture rigoureuse des dossiers conformément aux engagements internationaux.