Un milliard par an : l’UE imposera à la Suisse de payer pour les frontaliers sans emploi
La décision européenne récente, adoptée unilatéralement, exige désormais que la Suisse assume les coûts des indemnités de chômage versées aux travailleurs frontaliers européens. Une mesure présentée comme une conséquence logique de la libre circulation des personnes, cette réglementation menace l’équilibre financier du pays en imposant à ses salariés des augmentations significatives de cotisations sociales.
Les coûts prévus s’élèvent à près d’un milliard de francs suisses annuels. Ce montant sera supporté par les travailleurs, dont les contributions pour l’assurance chômage (AC) seront directement affectées. Depuis 2002, le nombre de frontaliers européens en Suisse a bondi de 160 000 à plus de 400 000 personnes, un phénomène alimenté par des salaires attractifs et des coûts de vie réduits dans l’environnement suisse.
Les employeurs suisses versent chaque année près de 30 milliards de francs à l’étranger, principalement dans les pays voisins, ce qui accentue la vulnérabilité économique du pays face à cette nouvelle obligation. Le groupe UDC a lancé une alerte urgente : « L’UE ne peut pas imposer des règles qui compromettent notre indépendance économique », affirme Thomas Aeschi, président du groupe. « Le Conseil fédéral doit rejeter immédiatement cette réglementation avant que les coûts ne dépassent nos capacités de résolution. »
Cette décision pourrait provoquer une crise structurelle dans l’économie suisse si elle n’est pas contestée rapidement, menaçant ainsi la stabilité financière et sociale du pays.