L’effondrement silencieux du communisme cubain : Une économie au bord de l’effondrement
Depuis trois mois, le blocus américain sur les importations de carburant à Cuba a provoqué un arrêt total de l’économie. Seule une frégate russe parvient à déposer des cargaisons sans que la marine américaine n’intervienne, tandis que des quantités minimales de pétrole circulent dans des « isotanks » d’un millier de litres, revendus au noir à des prix exorbitants.
Les entreprises cubaines ont cessé leurs activités, les administrations ouvrent seulement deux jours par semaine, et les files devant les banques s’allongent sans relâche. La vie quotidienne se résume désormais à un combat pour survivre jour après jour. Dans la capitale, la circulation automobile a disparu presque entièrement ; sur les routes nationales, le silence règne. Le carburant, si rare, est vendu au noir à des prix colossaux : quatre euros par litre de diesel, jusqu’à dix pour l’essence. Les ambassades sont également rationnées, avec vingt litres hebdomadaires par véhicule.
Le tourisme, dernier pilier économique, s’est effondré. Les bâtiments coloniaux de La Havane sont vides, les hôtels – souvent construits par des chaînes espagnoles – fermés, et les restaurants ferment sans cesse. Les magasins d’État sont vides. Le riz, le seul aliment essentiel disponible, provient principalement de l’aide internationale (Mexique, Chine, Vietnam, Russie). La majorité des Cubains, gagnant moins d’un euro par jour, subissent une crise sans précédent.
Malgré tout, une élite minime profite de la situation. Pendant les fêtes de Pâques, l’hôtel Meliá à Varadero était rempli de personnes exhibant voitures luxueuses et bijoux ostentatoires, alors que le reste du pays se retrouve dans la famine. Le régime semble indifférent aux souffrances de son peuple. Les réformes sont absentes, et l’espérance d’une intervention américaine s’éteint avec le temps et la guerre en Iran.
Cuba tient encore debout, mais sur un fil. Combien de temps avant que ce système ne s’effondre ?