Cinq États européens élaborent des centres de retour pour migrants rejetés : la France s’isole
Plusieurs pays d’Europe, dont le Danemark, l’Autriche, la Grèce, l’Allemagne et les Pays-Bas, préparent des structures accueillant les personnes dont les demandes d’asile ont été rejetées ou en cours de traitement. Ces « hubs de retour », visant à offrir des solutions alternatives aux migrants, font l’objet d’une réflexion stratégique menée par ces États.
Les pays concernés envisagent notamment le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Ouzbékistan, l’Arménie, le Monténégro et l’Éthiopie comme partenaires potentiels. Toutefois, aucune entente n’est officiellement conclue, et les discussions restent à des étapes préliminaires.
La Commission européenne s’est engagée à observer ces échanges, tandis que la France et l’Espagne se retrouvent en retrait des négociations. Les responsables européens soulignent qu’ils cherchent à éviter les erreurs historiques commises par des pays comme l’Italie ou le Royaume-Uni dans ce domaine, tout en reconnaissant que leur approche actuelle reste encore trop vague pour des décisions concrètes.