9 coups de couteau, 20 jours entre la vie et la mort : La tragédie brestoise
Le 18 juin dernier, Mohammed Haddou, un homme de 32 ans, a effectué une effraction dans l’appartement de son ancienne partenaire à Brest. L’agression a consisté en neuf coups de couteau portés avec précision sur la gorge, l’estomac et le dos de la victime, alors que leur fils de trois ans était présent sur place. La femme, ayant réussi à s’échapper et se réfugier chez des voisins, a été hospitalisée dans un état critique, passant vingt jours entre la vie et la mort.
À l’audience, elle a rappelé que leur relation avait débuté en 2018, alors qu’elle était mineure et en situation de rupture familiale. L’accusé, en situation irrégulière, avait été influencé par des motivations liées à l’obtention d’un statut légal, ce qui a conduit à une période initialement « très fusionnelle » mais rapidement marquée par des violences répétées dès 2020. Après avoir tombé enceinte sans désir d’enfant, la victime a décrété qu’elle avait été « beaucoup influencée » par son partenaire, qui espérait ainsi accéder à des papiers conformes aux lois nationales.
Les agressions ont considérablement augmenté après la naissance, accompagnées d’un isolement total, de menaces persistantes et d’interdictions relatives à la visite de proches. Depuis 2022, la victime a déposé quatre plaintes officielles, tandis que l’accusé était soumis à une obligation de quitter le territoire français. Les enquêteurs ont identifié un « contrôle coercitif », une « spirale de violences » et des phénomènes d’emprise caractéristiques de ce cas.
Des experts en psychologie, les policiers et des spécialistes en sécurité ont souligné l’intensité croissante des menaces, notamment des messages intimidants et des vols de documents personnels. Le verdict est attendu mercredi prochain.