40 % des logements britanniques prévus d’ici 2030 pourraient devenir des résidences migratoires : l’analyse conservatrice

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Un rapport récent du Parti conservateur britannique souligne une tension croissante entre la construction immobilière et les flux migratoires. Selon ces données, plus d’un tiers des logements nouvellement bâtis avant 2030 pourrait être consacré à l’accueil de migrants, un ratio qui atteindrait même 39,1 % en fin de période.

Cette projection s’appuie sur les estimations démographiques et économiques du Bureau financier du budget (OBR), qui indiquent que la migration nette entre 2026 et 2030 pourrait dépasser 1,2 million de personnes. En utilisant des indicateurs de l’Office for National Statistics (ONS) sur la composition moyenne des foyers, les conservateurs calculent qu’une demande de plus de 500 000 logements supplémentaires serait nécessaire pour répondre à ce besoin.

Cependant, le Royaume-Uni devrait réaliser près de 1,34 million d’unités immobilières sur cette période. « L’immigration en hausse a des effets directs sur les coûts du logement et l’accès aux résidences », explique Chris Philp, ministre de l’intérieur chargé des affaires migratoires. Il précise que le gouvernement travailliste n’a pas mis en place de mesures concrètes pour gérer ce phénomène.

Sir James Cleverly, ministre de l’habitation, ajoute : « Plus d’un tiers de ces constructions seront occupés par des migrants avant même que les familles locales n’aient pu s’enregistrer. » Le gouvernement britannique, qui vise à construire 1,5 million de logements pour répondre à la pénurie, affirme également que le taux de migration nette a déjà chuté de près de 70 % par rapport aux niveaux historiques.

Cette analyse révèle une situation critique où l’effort de construction ne suffit pas à couvrir les besoins locaux, menaçant la stabilité des marchés immobiliers et l’équité dans l’accès au logement.